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mardi 5 juillet 2011

[5 juillet] Asakusa, mais une journée sans visite :(

Ce jour là avait déjà mal commencé, je sais pas pourquoi je sentais que ça n'irait pas XD Plus de batterie dans mon appareil photo compact. Faaaail... J'avais rendez vous à 12h30 avec Laurine (la fille de l'avion) à la sortie de la Ginza Line, en direction du Sensô-ji. Là j'étais bon, j'avais trainé et flâné dans le quartier avant, je l'attendais donc à l'heure dite.
12h30, personne en vue.
12h35, tiens, elle a du retard :/
12h45, bon ben dans 5mn je considère qu'elle a eu un empêchement, je m'en vais !
12h50, punaise, mais cpas possible !! Allez encore 5mn.....
12h55, okay... bon, j'y vais alors ou... ?
13h, j'étais partie direction le musée du Sumo, j'avais donc quitté la sortie de la ligne, et j'allais d'un pas ferme pour cette visite qui s'annon-

"HÉÉÉÉÉÉÉÉ !! Mariiiiiine !"

Je me retourne, et sur qui je tombe ? Okay j'avoue pas de suspense, la pauvre Laurine toute crevée de m'avoir couru après, après avoir réussi (c'est fort quand on sait le monde qui passe à Asakusa !) à me reconnaitre de dos.
Un souci à sa banque qui l'a retardé malencontreusement. Le plan de base était qu'on allait manger ensemble quelque part, et un de mes guides indiquait un Okonomiyaki-ya à 10mn à pied (pas très loin du Higashi Hongan-ji) fréquenté autrefois et encore aujourd'hui par des intellectuels, la population locale, et très peu par les touristes.

Notre place
C'était très joli n'est-ce pas ?
Sachant que c'est un guide touristique français qui dit que c'est peu connu des touristes.... Bon, je vous fait pas de dessins, mais il y avait une famille de français juste à côté.
Alors déjà on a un peu galéré pour trouver.... alors que j'y étais allé la veille et que j'avais repéré les lieux en avance, j'ai eu du mal à retrouver, mais au bout de même pas 5-6mn, on a vu l'entrée. Ce restaurant d'okonomiyaki (littérallement, "ce que vous aimez, grillé", car on y met ce qu'on veut) est très traditionnel : l'espace pour manger est surélevé par rapport au sol, et il est impératif d'enlever ses chaussures avant de pénétrer dans le restaurant. Là, vous mettez vos chaussures dans un sachet en plastique, et alors qu'il fait plus de 30° à l'extérieur et que vous ne rêvez que d'iceberg, on pénètre dans un véritable sauna.
En effet, ici les okonomiyaki sont à faire soi-même. Vous avez à vous asseoir en position de seiza (à genoux, les jambes sous les cuisses) -ou en tailleur si comme moi vous ne tenez le seiza pas plus de quelques secondes- autour d'une table en bois, au milieu de laquelle une plaque de cuisson brûlante sature l'air de la chaleur qu'elle dégage.
Après avoir pris place dans ce charmant endroit très traditionnel, c'est comme partout, vous choisissez votre menu (en l’occurrence du thé oolong pour faire encore plus asie qu'avec du coca, sur lequel je lorgnais XD & un okonomiyaki avec du bœuf, un œuf, du chou blanc entre autre), mais c'est à vous de mélanger pour former une mixture homogène et ensuite de faire votre crêpe en formant un rond avec la pâte.
Et ça cuit.
Et ça sent rudement bon....... *w*
Et puis on badigeonne de sauce sucrée....
Et on goûte avec un peu d'appréhention.... et c'est délicieux, bien sûr !















D'abord ce qui est génial, c'est que t'en a pour ton argent. J'ai payé dans les 700 yens le repas (soit 6 €), et je peux vous dire que ça remplis l'estomac, même que je me suis forcée pour pas en laisser après moi !! Ça remplis sans problème ! Les français de la table d'à côté se sont plains de maux de ventre même ^^

Au final, je recommande chaudement Sometarô, car c'était délicieux !

Il était près de 14h quand nous nous sommes dirigés vers le musée du sumo.
Je vais faire très court : nous ne l'avons pas trouvé. Nous avons tourné partout, marché des heures sous la chaleur, traversé plusieurs fois des ponts, rebroussé chemin, car je préférais marcher pensant que la carte que j'avais serait suffisament précise pour faire le chemin à pied. Gros fail. Vers 17h, Laurine est rentrée à sa guest house sans avoir rien vu en fin de compte ; quant à moi j'ai pris finalement le métro pour aller à la station que nous cherchions désespérément et qui ne s'est jamais présentée à nous : Ryôgoku.
De là, je vais pour aller au musée Edo-Tôkyô : fermé. Nouveau fail.
Ni une ni deux, je ne me décourage pas, il y a un charmant petit jardin pas très loin. Je m'y rend : fermé également.
Non, vraiment, cette journée était juste remplie de fail : appareil photo sans batterie, retard de ma camarade, impossible de trouver notre chemin, tous les musées/jardins à visités étaient fermés.

Heureusement que l'okonomiyaki a été délicieuse, et que marcher avec Laurine était très sympa également.
Enfin, je me plains, mais en réalité j'étais juste déçue que tout ferme extrêmement tôt, à partir de 17-18h, il n'y a plus rien de vraiment intéressant à visiter dans certains quartiers, et si on veut rester dehors il faut aller dans des bars ou brasseries.

lundi 4 juillet 2011

[4 juillet] Asakusa, l'esprit d'Edo

Higashi Hongan-ji, vu depuis le cimetière attenant

Vers 16h je me suis éloigné du centre d’Asakusa pour voir le Higashi Hongan-jin un temple bouddhiste. C’est à environ 10mn à pied depuis le Sensôj-ji, soit pas très loin…. Mais il n’y avait personne.
Pas un touriste, pas un appareil photo.
Incroyaaaaable !!! Moi qui peste silencieusement devant les gens qui restent trois heures à faire une photo souvenir d’eux avec toute les poses possibles, ou qui squattent le devant du bâtiment pensant qu’ils sont un peu seuls au monde…. Ou pire ceux qui passent devant toi en sachant délibérément que tu fais une photo ou une vidéo T_T Je ne suis pas forcément mieux, mais je fais quand même super gaffe pour ne pas être dans le champ des caméras et appareils photos !
Bref fin de la parenthèse.
En ce qui concerne donc ce temple, il n’y avait personne, je me suis même demandé si c’était ouvert. Grosse surprise et gros coup de cœur : l’intérieur est juste…. Magnifique. Je ne sais pas de quand date le bâtiment, mais l’intérieur doré est juste incroyable, étincelant, on voit qu’un soin très particulier est apporté au niveau de la poussière (car il y a beaucoup d’éléments) et pour le placement des éléments. La partie ou la divinité est représentée et adorée, ainsi qu’un espace de prière et une sorte d’estrade/couloir/scène, ces deux-là sont surélevés par rapport à nous au sol. Bon, c’est un peu dur à expliquer, quoi qu’il en soit, c’était magnifique, alors je laisse place aux photos.


Ah, je tiens à préciser, dès mon arrivée, en voyant la beauté des lieux, j’ai de suite demandé s’il était possible de faire des photos, je ne vous raconte pas mon état quand l’employée m’a dit que oui, bien sûr…. !! *____* habituellement, dans les temples et sanctuaires, il n’est pas possible de faire des photos de la divinité, ou en tout cas l’espace réservé à la prière est réservé aux croyants qui souhaitent s’y receuillir. Parfois c’est donc « caché » par un rideau de fer qui permet de voir, mais les photos qu’on en tire sont moins bien. Ici, c’est totalement accessible visuellement parlant, en revanche il n’était pas autorisé de monter sur l’espèce de scène surélevée.

Ensuite j'ai été au cimetière à côté. C’était le premier dans lequel j’allais, et (bon, je sais je me répète…) c’était très beau. Tout est bien tenu, il n’y a pas de détritus ni papier par terre, seulement quelques feuilles mortes çà et là. Ce jour-là, il soufflait un vent de tous les diables, quelques fleurs s’étaient envolées, mais pour la plus part, elles tenaient encore dans les sortes de bocaux en pierre de part et d’autre de la pierre tombale.
Pour ceux qui l’ignorent, le Japon incinère ses morts et les cendre des défunts sont conservées dans ces monuments qui sont les équivalents de nos tombes. Particularité, les religions principales étant le shintoïsme et le bouddhisme, je n’ai vu aucune croix chrétienne. Je ne m’y connais pas vraiment dans les cimetières japonais, alors je ne saurais pas ajouter davantage à leur sujet.


J’allais sortir du cimetière et rentrer chez moi, quand j'ai entendu des chants.... je suis alors rentrée à nouveau dans le Hongan-ji, et j'ai pu entendre les chants religieux des moines bouddhistes et les sutras.... sérieusement c'était très émouvant, très beau, de les entendre tous unis pour chanter et adorer leur divinité.... j’en aurais presque pleuré tellement c’était fort en émotion.
Sur la vidéo qui suit, on croirait que je me cache ou quoi, en fait j’avais peur de déranger, donc je me suis pas mal isolée et mise sur le côté et ai évité au mieux de faire du bruit. 


J’ai vraiment eu de la chance ce jour-là, car juste après avoir fini de réciter leur prières ils ont fermé les panneaux adjacents, de part et d’autre de chaque « pièce », plus possible de voir ce qui était de l’autre côté, aussi j’avais bien fait de faire les photos avant la procession, sans quoi ça n’aurait pas été.

Au final, genre 1h plus tard, j’ai traversé le pont Azumabashi, non sans avoir fait quelques clichés de la Flamme Dorée design par Philippe Starck, ainsi que le bâtiment Asahi (les bières japonaises) dont la structure dorée avec du blanc au-dessus, fait penser à une chope de bière sur laquelle trône la mousse. A côté des bureaux d’Asahi, et à l’intérieur, il y a des brasseries et des restaurant, j’ai choisi un très sympa et intime où je me suis attablée quelques instants.

Flamme dorée
Tôkyô Sky Tree
En traversant le pont, à l’entrée, il y avait des bagages abandonnés protégés du soleil par un parapluie. En rentrant après mon verre…. Ces bagages étaient à nouveau là ! Franchement, j’ai pas compris ! Encore une preuve qu’au Japon, vous pouvez laisser vos affaires sans surveillance, vos vélos sans chaine de sécurité, votre sac au-dessus de votre tête dans le porte-bagage du métro, et votre porte-monnaie dépassant très largement de la poche arrière de votre jean sans être inquiété d’un quelconque voleur (et tout ceci est véridique car je l’ai vu !).

En longeant la rivière Sumida, il y avait aussi la statue de Kaishû Katsu « officier de la marine japonaise et un homme d'état qui vécut pendant les dernières années du shogunat Tokugawa (aussi nommée Bakumatsu) et le début de l'ère Meiji ».


Cette journée a été à nouveau riche, culturellement parlant !

[4 juillet] Asakusa, l'esprit d'Edo


Pour le 3eme jour, je m’étais dit que j’allais rester dans les visites traditionnelles de temples et sanctuaires, c’est pourquoi j’ai choisi Asakusa et son ambiance très Edo.
A peine sortie du métro, les touristes se font accoster par des hommes avec des tas de cartes de la ville. Ce sont des conducteurs de jinrikisha, des sortes de pousse-pousse japonais, tiré donc par un homme à la force de ses bras, et dans lequel deux personnes maximum peuvent monter. Ils font le tour de plusieurs sites touristiques pour quelques 2500 yens.

Kaminarimon
Hanzomon (vu depuis le Sensô-ji)
J’ai emprunté la Kaminarimon dôri depuis la sortie de métro pour rejoindre la porte en question Kaminarimon (porte du tonerre). Celle-ci est fréquentée par d’autres conducteurs de jinrikisha, et de nombreux touristes s’y font prendre en photo. Elle est entourée de deux dieux, celui de la foudre à droite, et celui du vent à gauche.

Cette porte mène à une arcade d’une centaine de boutiques différentes. Il y en a pour tous les goûts, straps mignons/porte-clés/jouets, des boutiques de biscuits, spécialités japonaises et plusieurs types de nourriture, des yukatas et éventails et même une boutique qui vend un peu de tout à l’effigie de vos stars de dramas ou de la musique préférés (Arashi, News, KAT-TUN, des groupes coréens comme Shinee ou les Girl’s Generation…). Bref plein de ptits magasins ^^

Une fois cette allée traversée, on passe par une seconde porte : Hanzomon (porte de la salle du trésor). Celle-ci est entourée de deux gardiens Ni-Ou, l’un bouche ouverte l’autre fermée, datant de 1964. Elles font 5.45m de haut et plus de 1000kg

Sensô-ji

Enfin, on a une très belle vue sur le temple bouddhiste Sensô-ji, un des plus vieux du Japon car construit en 628. Il est consacré à la déesse Kannon et est visité par pas moins de 30 millions de personnes par an... A l’entrée il y a plusieurs petits monuments et statues, j’ai le nom de la plupart, mais il m’en manque sans doute car tout n’est pas indiqué ._.

Pagode à 5 niveaux
 A l’intérieur, c’est superbe et relativement grand. J’ai une vidéo que je mettrais dès que je peux. Ce temple est bien sûr utilisé pour prier la déesse Kannon, aussi tous les jours à 6h, 10h et 14h, les bonzes récitent des sutras au son des tambours. Il va sans dire que j’y suis allée à l’heure indiquée et que c’était très beau, émouvant bien qu’avec les gens qui jetaient des pièces pour prier faisaient énormément de bruit. A mon grand étonnement, il y avait pas mal de fidèles venus prier, je pensais que ces derniers allaient plutôt dans des endroits plus intimes, moins touristiques, mais en fait pas du tout.

A propos des pièces jetées pou prier…. Il est très drôle de voir les gens les jeter (il ne faut pas juste les faire glisser) : certains en jettent tellement qu’on croirait qu’ils vident leur porte monnaie, ça fait un bruit fou et tout le monde se retourne vers l’intéressé avec un air « MER IL EST FOU ! » (certains comprendront la référence, d’autre non …), ou alors il y a ceux qui se croient au baskets et qui jettent la pièce depuis l’autre bout du Sensô-ji à quelques mètres, la pièce survolant la tête des touristes en face (et bien sûr, elle tombe toujours dans la « boite » qui accueille les dons, car un filet de protection sépare cette partie du temple avec la partie réservée à la prière.
Bref y’a des trucs assez funs à voir dans un temple.

Avant de partir, j’ai souhaité testé un Omikuji, une divination écrite sur une feuille de papier. S’il en existe des « automatique » en machine, celles-ci étaient à tirer soi même.
Fonctionnement : on met une pièce de 100 yens dans la caisse sur roulette, on prend alors une de ces boites en métal qu'on agite en espérant attirer la bonne fortune et la chance sur soi. Cette boite contient des baguettes de bois sur lesquelles un numéro (en kanji bien sûr) est écrit. Un seul bâton peut sortir à la fois de la fente. Regardez le chiffre qui y est écrit, et repérer ce chiffre sur les tiroirs en face de vous. Enfin, vous pouvez prendre la divination dans le tiroir du chiffre que vous avez tiré, et lisez là. Si la prédiction parle de malchance, il est de rigueur d'accrocher la prédiction sur une tige du cadre de bois en rouge.
Même si on tire une prédisant de la malchance, rien n'est écrit d'avance, ce n'est pas une tragédie.

J'ai tiré Good Fortune, le numéro 95.