lundi 4 juillet 2011

[4 juillet] Asakusa, l'esprit d'Edo

Higashi Hongan-ji, vu depuis le cimetière attenant

Vers 16h je me suis éloigné du centre d’Asakusa pour voir le Higashi Hongan-jin un temple bouddhiste. C’est à environ 10mn à pied depuis le Sensôj-ji, soit pas très loin…. Mais il n’y avait personne.
Pas un touriste, pas un appareil photo.
Incroyaaaaable !!! Moi qui peste silencieusement devant les gens qui restent trois heures à faire une photo souvenir d’eux avec toute les poses possibles, ou qui squattent le devant du bâtiment pensant qu’ils sont un peu seuls au monde…. Ou pire ceux qui passent devant toi en sachant délibérément que tu fais une photo ou une vidéo T_T Je ne suis pas forcément mieux, mais je fais quand même super gaffe pour ne pas être dans le champ des caméras et appareils photos !
Bref fin de la parenthèse.
En ce qui concerne donc ce temple, il n’y avait personne, je me suis même demandé si c’était ouvert. Grosse surprise et gros coup de cœur : l’intérieur est juste…. Magnifique. Je ne sais pas de quand date le bâtiment, mais l’intérieur doré est juste incroyable, étincelant, on voit qu’un soin très particulier est apporté au niveau de la poussière (car il y a beaucoup d’éléments) et pour le placement des éléments. La partie ou la divinité est représentée et adorée, ainsi qu’un espace de prière et une sorte d’estrade/couloir/scène, ces deux-là sont surélevés par rapport à nous au sol. Bon, c’est un peu dur à expliquer, quoi qu’il en soit, c’était magnifique, alors je laisse place aux photos.


Ah, je tiens à préciser, dès mon arrivée, en voyant la beauté des lieux, j’ai de suite demandé s’il était possible de faire des photos, je ne vous raconte pas mon état quand l’employée m’a dit que oui, bien sûr…. !! *____* habituellement, dans les temples et sanctuaires, il n’est pas possible de faire des photos de la divinité, ou en tout cas l’espace réservé à la prière est réservé aux croyants qui souhaitent s’y receuillir. Parfois c’est donc « caché » par un rideau de fer qui permet de voir, mais les photos qu’on en tire sont moins bien. Ici, c’est totalement accessible visuellement parlant, en revanche il n’était pas autorisé de monter sur l’espèce de scène surélevée.

Ensuite j'ai été au cimetière à côté. C’était le premier dans lequel j’allais, et (bon, je sais je me répète…) c’était très beau. Tout est bien tenu, il n’y a pas de détritus ni papier par terre, seulement quelques feuilles mortes çà et là. Ce jour-là, il soufflait un vent de tous les diables, quelques fleurs s’étaient envolées, mais pour la plus part, elles tenaient encore dans les sortes de bocaux en pierre de part et d’autre de la pierre tombale.
Pour ceux qui l’ignorent, le Japon incinère ses morts et les cendre des défunts sont conservées dans ces monuments qui sont les équivalents de nos tombes. Particularité, les religions principales étant le shintoïsme et le bouddhisme, je n’ai vu aucune croix chrétienne. Je ne m’y connais pas vraiment dans les cimetières japonais, alors je ne saurais pas ajouter davantage à leur sujet.


J’allais sortir du cimetière et rentrer chez moi, quand j'ai entendu des chants.... je suis alors rentrée à nouveau dans le Hongan-ji, et j'ai pu entendre les chants religieux des moines bouddhistes et les sutras.... sérieusement c'était très émouvant, très beau, de les entendre tous unis pour chanter et adorer leur divinité.... j’en aurais presque pleuré tellement c’était fort en émotion.
Sur la vidéo qui suit, on croirait que je me cache ou quoi, en fait j’avais peur de déranger, donc je me suis pas mal isolée et mise sur le côté et ai évité au mieux de faire du bruit. 


J’ai vraiment eu de la chance ce jour-là, car juste après avoir fini de réciter leur prières ils ont fermé les panneaux adjacents, de part et d’autre de chaque « pièce », plus possible de voir ce qui était de l’autre côté, aussi j’avais bien fait de faire les photos avant la procession, sans quoi ça n’aurait pas été.

Au final, genre 1h plus tard, j’ai traversé le pont Azumabashi, non sans avoir fait quelques clichés de la Flamme Dorée design par Philippe Starck, ainsi que le bâtiment Asahi (les bières japonaises) dont la structure dorée avec du blanc au-dessus, fait penser à une chope de bière sur laquelle trône la mousse. A côté des bureaux d’Asahi, et à l’intérieur, il y a des brasseries et des restaurant, j’ai choisi un très sympa et intime où je me suis attablée quelques instants.

Flamme dorée
Tôkyô Sky Tree
En traversant le pont, à l’entrée, il y avait des bagages abandonnés protégés du soleil par un parapluie. En rentrant après mon verre…. Ces bagages étaient à nouveau là ! Franchement, j’ai pas compris ! Encore une preuve qu’au Japon, vous pouvez laisser vos affaires sans surveillance, vos vélos sans chaine de sécurité, votre sac au-dessus de votre tête dans le porte-bagage du métro, et votre porte-monnaie dépassant très largement de la poche arrière de votre jean sans être inquiété d’un quelconque voleur (et tout ceci est véridique car je l’ai vu !).

En longeant la rivière Sumida, il y avait aussi la statue de Kaishû Katsu « officier de la marine japonaise et un homme d'état qui vécut pendant les dernières années du shogunat Tokugawa (aussi nommée Bakumatsu) et le début de l'ère Meiji ».


Cette journée a été à nouveau riche, culturellement parlant !

3 commentaires:

  1. Tu peux très bien laisser aussi tes affaires sans surveillance à Lille, mais rien ne te dit qu'elles seront là à ton retour :p Comme d'hab, très plaisant à lire :)

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  2. A mon avis, j'aurais à peine le dos tourné que hop, parti ! Souvenir de Japan Expo en 2009 : j'avais laissé mon sac près de moi le temps d'une photo, hop disparu avec mon argent, ma CB, un téléphone portable et plein de trucs auxquels je tenais..... u___u

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